12/12/2013
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Manque de moyens : La Gendarmerie se défend

Le lieutenant-colonel Durand a nié toute pénurie de moyens et défendu une gestion « de bon père de famille ».

>>>Mercredi 11 décembre, vous avez été 60% à faire « Votre choix d’actu » sur le manque de moyens financiers dans la gendarmerie. Le maire d’Allevard-les-Bains, en Isère, a fait voter lundi en conseil municipal une subvention de 800€ pour permettre à ses gendarmes de payer leur essence. Prenant le contre-pied, le lieutenant-colonel Durand, invité d’Europe 1, se veut rassurant : de telles situations, « non, ça n’existe pas », affirme-t-il. Le lieutenant-colonel Durand reconnaît néanmoins que des tensions budgétaires existent, mais dans le but d’avoir « la gestion la plus saine et la plus sereine possible ».

A l’automne, le directeur général de la Gendarmerie nationale avait lui-même fait part de son inquiétude auprès du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur ce manque de moyens. Conséquence : une enveloppe de 111 millions d’euros avait été débloquée pour permettre aux effectifs de bien terminer l’année. Manuel Valls a aussi prévu 10 millions d’euros supplémentaires pour l’entretien des casernes. Pour le lieutenant-colonel Durand, le cas d’Allevard-les-Bains n’est donc « plus d’actualité ».

« Nous n’avons jamais sacrifié l’opérationnel ». Le lieutenant-colonel Durand a certifié que les missions des gendarmes n’ont jamais été affectées par la rigueur budgétaire. Il évoque une gestion « de bon père de famille » en ce qui concerne le budget alloué chaque année par l’Etat aux gendarmes. Les patrouilles à pied ou à vélo, par exemple, ne sont pas le signe de manque de moyens mais « d’adaptation aux modes d’action des délinquants », qui se réfugient parfois dans des endroits inaccessibles aux voitures.